Nouvel ordinateur, nouveau système d’exploitation. Et passer de Windows 3.1 (encore disponible sur mon lieu de travail…) à Vista, c’est véritablement un choc.
Mais bon, on s’habitue très vite à la nouvelle technologie et on oublie rapidement cet univers complètement soporifique et aux couleurs démodées. En plus, désormais, on s’émerveille à l’idée de pouvoir récupérer un fichier malencontreusement effacé grâce à la petite icone de la poubelle. Enfin, “on s’émerveille”… “on s’émerveillait” serait plus correct, car depuis peu, j’ai perdu ma poubelle. Elle était là dans un coin et … “Pouff!”, elle a disparu.
Alors je lance un avis de recherche général et offre toute ma plus profonde reconnaissance à qui retrouvera ma poubelle. Eventuellement, si quelqu’un à deux poubelles sur son bureau, je veux bien lui en racheter une.
Il n’y a pas à dire : “c’est la faute à Vista, je suis sûr…”
Cela s’est passé il y a déjà un petit moment (le 11 juin 2007, pour être précis) et cela m’a échappé (je devais alors être pris par des activités pipesques). Ce jour là, le Centre d’expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan a réalisé une première européenne :
Dans le cadre d’un tir d’évaluation, un missile air-air Mica, tiré à partir d’un Rafale F2, a réussi à abattre une cible située en arrière et poursuivant l’avion tireur. Après un virage à 180°, le Mica a abattu sa cible (un avion-cible C-22), situé dans « les 6 h » de l’avion tireur. Ce tir a mis en jeu deux Rafale (un Rafale tireur et un Rafale illuminateur) et un avion-cible C-22 positionné derrière le Rafale tireur. A ce stade, ce dernier n’a aucun contact radar avec le C-22. Le Rafale illuminateur, quant à lui, a pour rôle d’effectuer la désignation de la cible grâce à son radar RBE2 et puis de transmettre sa position au Rafale tireur par Liaison 16. Celui-ci utilise alors les coordonnées transmises pour caler la navigation inertielle du Mica EM (autodirecteur électromagnétique) et tire le missile. Le Mica entre dans la zone désignée par les coordonnées, ouvre son autodirecteur, engage la cible et la détruit à une distance supérieure à la portée des missiles de combat aérien de courte portée de type Magic 2, qui aurait pu menacer le Rafale tireur. Dans un combat réel, l’avion poursuivant aurait donc été abattu avant même de pouvoir tirer son propre armement.
Ce tir met en jeu une combinaison unique d’éléments spécifiques : détection et transmission des coordonnées de la cible par un avion et tir à 180° sans contact radar direct par l’avion menacé. Ces essais, réalisés par l’armée de l’air et la DGA, valident la pertinence tactique de l’ensemble du système d’armes, qui allie les performances du radar RBE2, l’agilité du Mica et les capacités d’échanges d’informations de la Liaison 16. D’un point de vue opérationnel, ce tir montre que le système d’armes Rafale engage une révolution dans le combat aérien. Le RBE2 et la L.16 permettent à un Rafale de tirer sur un avion le poursuivant sans que celui-ci ne soit « accroché » ou même « balayé » par son propre radar. L’agilité et l’accélération du Mica permettent un tir à 180°, transformant ainsi le chasseur en proie.
Le Mica, associé à la liaison de données tactique L. 16, ouvre des perspectives d’emploi très prometteuses. Le balayage et la désignation de la cible pourraient être effectués par un avion AWACS ou un système de détection sol. Dans ces configurations, la zone balayée par le radar serait alors nettement plus étendue et l’avion tireur pourrait lancer son missile avec une discrétion électromagnétique totale en configuration Mica IR.
Vous avez tous vu ou revu cette vidéo d’un Airbus A320 de la Lufthansa, tentant d’atterrir, en pleine tempête, sur la piste d’Hambourg le 03 mars 2008. Si ce n’est pas le cas, la voici :
Sans vouloir présumer des conclusions de l’enquête qui est en cours, on peut s’interroger sur le fait qu’un tel accident était peut-être évitable. En effet, si les conditions ne sont bonnes pour se poser, le pilote peut légitimement se dérouter, c’est à dire, aller se poser sur un autre terrain où les conditions sont meilleures.
Cet événement est un bel exemple de facteur humain dont les causes peuvent être les suivantes :
- la tour de contrôle a peut-être sous-estimé le vent de travers en autorisant l’atterrissage,
- le pilote, qui est le maître à bord, s’est peut-être dit “ça va passer…”, “je l’ai déjà fait”,…
- le pilote s’est (peut-être) senti obligé d’atterrir : en effet, il n’est pas kamikaze, mais il subit des pressions de la part de sa compagnie (l’avion doit arriver à l’heure pour être disponible pour un autre vol, il faut faire des économies en consommant le moins possible de carburant et donc éviter d’aller se poser sur un autre aéroport,…). Et puis, il subit des pressions de la part de ses passagers qui veulent arriver à l’heure et au bon endroit (ils payent pour un service).
- …
Mais bon, il a tenté de se poser et en regardant la vidéo de plus près, on peut constater que le pilote a très bien réagi en rattrapant une maladresse.
Explications : avec du vent de travers, le pilote doit descendre avec le “nez dans le vent” de manière à avoir un vecteur vitesse aligné avec la piste. Lorsqu’il est proche du sol, il doit alors “décraber”, c’est à dire aligner ses roues avec la piste. Seulement, il faut se poser immédiatement car en faisant cela, l’aéronef est particulièrement sensible aux effets du vent : l’avion se fait emporter vers la gauche et risque d’atterrir en dehors de la piste et d’autre part, l’aile droite, par effet dièdre, est attaquée par “en dessous”, ce qui induit une rotation de l’avion autour de l’axe du fuselage. C’est ce que l’on peut voir parfaitement sur la vidéo.
Heureusement et c’est là l’excellente réaction du pilote, il a annulé son atterrissage et remis les gaz pour se poser plus efficacement 15 minutes plus tard.